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Les sculptures de Mustapha Chadid nous
enveloppent d'une poésie mécanique aux effluves
d'Afrique du Nord et nous projettent dans un monde à
la recherche du temps.
Le
titre Comme un temps qui n'existe pas donne le ton à
l'approche philosophique et poétique entourant la création
des œuvres composant l'exposition de l'artiste Mustapha
Chadid à la Galerie Karsh-Masson. De nombreuses sculptures
cinétiques nous transportent dans un monde fabuleux
aux effluves d'Afrique du Nord, à la poursuite du temps
qui fuit, du temps perdu ou de sa futilité.
Né au Maroc d'un père forgeron et d'une mère
couturière, Chadid a baigné dans un environnement
où régnaient la créativité et
la manipulation des matériaux. Jeune, il adorait se
balader dans les quartiers de Casablanca, fasciné par
le génie créatif des habitants recyclant les
matériaux disponibles afin de créer des objets
utilitaires ou des jouets. "Mon père était
forgeron et il réparait les grandes roues métalliques
auxquelles étaient attelés des chevaux qui les
faisaient tourner." Ces roues se raccordaient à
un ingénieux système d'engrenages permettant
l'ascension de l'eau d'un puits. Le métal se faisant
rare, "c'était le système D" et le
recyclage de morceaux trouvés de-ci de-là. Un
enseignant de la 12e année a assurément influencé
la pensée de Chadid quant au concept de la relativité
du temps. "Le temps peut être mesuré avec
des instruments sophistiqués, mais on ne peut pas expliquer
l'effet du temps. Mon professeur nous expliquait qu'une heure,
ce n'est pas toujours la même chose. Une heure à
avoir du plaisir entre amis, ce n'est pas aussi long qu'une
heure à accomplir un travail pénible."
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